Historique et potentialités

Le Port autonome de Nouakchott dit « Port de l'amitié » (PANPA) est un établissement public à caractère industriel et commercial, créé et organisé par le décret n° 87-253 du 15 octobre 1987.

Privatisée en 1990, la manutention y est assurée, avec cependant obligation de service public, par des professionnels du secteur concurrentiel disposant d'équipements adaptés et performants, garantissant ainsi le traitement des navires dans les meilleures conditions de sécurité, de célérité et de coût.

Des mesures de préservation du littoral ont été réalisées dans le cadre du marché d’extension, il s’agit de la construction d’un épi en T pour la reconstitution du littoral, le prolongement de 5 km de la digue de protection des terres arrières contre les infiltrations des eaux marines.

Puisqu’il représente l’un des piliers de l'économie nationale, son trafic a connu une croissance exponentielle depuis sa mise en service en 1986, passant de moins de 400.000 tonnes en 1987 à            3 675 814 en 2016, au rythme moyen de +9.52% par an.

Le trafic conteneurisé est quant à lui, passé de 56.448 EVP (conteneurs équivalent vingt pieds) en 1988  à ~134 413 EVP en 2016, soit une progression moyenne de +12.5%par an.

Accompagner le développement économique du pays

Pour accompagner le développement économique du pays et en anticiper les besoins en matière d’infrastructures portuaires, les travaux d’extension des ouvrages d’accostage, dont la pose de la première pierre a été effectuée par Son Excellence le Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le 25 septembre 2009, ont été achevés le 30 juin 2014, et les nouveaux postes à quai, inaugurés par son Excellence le Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le 03 Aout 2014.

Ainsi, le port de Nouakchott dispose désormais de trois nouveaux postes à quai dragués à la côte -12,00, permettant d’y accueillir les navires porte-conteneurs de la troisième génération et des tankers de 35.000 à 40.000 tpl (tonnes de port en lourd), et d’un appontement pétrolier pour des navires de 10.000 tpl (tonnes de port en lourd), portant sa capacité totale à 7 postes à quai, au lieu de 3 précédemment.

Toujours dans le même ordre d’idées, les études pour la construction à moyen terme d’un terminal à conteneurs sont achevées.

Assurer la pérennité de l’exploitation des ouvrages historiques

En vue d’assurer la pérennité de l’exploitation des ouvrages historiques (postes à quai  1, 2 & 3), d’importants travaux, portant sur la réhabilitation et la modernisation de la protection cathodique de leurs fondations en pieux métalliques ainsi que la remise en état de leurs structures et superstructures en béton, ont été réalisés, sur financement propre, respectivement en 2011 et 2013.

De même, les travaux de construction de la digue de protection des accès nautiques et du bassin du port contre la sédimentation et des dragages d’entretien sont achevés.

Améliorer les services rendus aux navires et renforcer la sécurité et la sûreté de l’installation portuaire

Pour améliorer les services rendus aux navires et renforcer la sécurité et la sûreté de l’installation portuaire, il a été procédé à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance nationale (Novembre 2010), à la mise en service d’un «pilot boat» et du système de contrôle d’accès et de vidéosurveillance ; de même a été acquis en mars 2015 un remorqueur de 3 300 CV; le tout sur financement du PANPA.

D’autres actions  dont on citera, notamment,  la modernisation et l’accroissement de capacité de traitement d’information portuaire (SIP), également autofinancés, ont été achevés en 2011.

En ligne avec la stratégie mise en œuvre visant à diversifier les services et améliorer la sécurité de la navigation à l’intérieur des eaux portuaires, il est prévu la mise en exploitation prochaine d’un VTS (Traffic Vessel Service).

Il y’a lieu de noter que le port de Nouakchott a repris la quasi-totalité du trafic du fer à béton précédemment détourné. A ce titre, et en termes de compétitivité, il se déploie pour que le coût de passage portuaire soit le plus attractif possible par rapport à celui des ports de la sous-région potentiellement concurrents.

Au cours du premier trimestre 2016, de nouvelles dispositions ont été prises par le PANPA afin d’améliorer les services rendus aux opérateurs portuaires. En effet, les actions prises ont permis d’améliorer considérablement les cadences des opérations de manutention et par conséquent de réduire les temps d’occupation des quais par les navires, notamment les porte-conteneurs. Les dites actions ont concernées :

  • L’organisation et le dégagement des voies de circulation,
  • La suppression de la pesée des conteneurs qui se fera que de manière aléatoire pour des besoins de contrôle temporel.

C'est à cette double tâche de réhabilitation des fondements de ce port et de projection dans l’avenir que les projets ci-dessous ont été initiés :

  • Projet d’un quai pétrolier spécialisé ;
  • Création d’une direction de la qualité ;
  • Création d’une zone de dépotage ;
  • Création d’une gare portuaire ;

Création d’une représentation pour le développement du trafic avec le Mali